Category: Société


Onze sites ont été agréés par l’Autorité de régulation des jeux d’argent en ligne (Arjel). Les sites disposant des plus gros réseaux de joueurs seront privilégiés.

Les stars et les «people» sont de la partie: Patrick Bruel et Vikash Dhorasoo chez Winamax, Sébastien Chabal et Gaël Monfils chez PokerStars. Sauf contretemps, le marché du poker s’ouvre mardi sur Internet, avec la publication d’un décret mardi matin, trois semaines après l’autorisation des paris sportifs et hippiques à cause d’une obstruction de Malte.

Onze sites ont déjà été agréés par l’Autorité de régulation des jeux d’argent en ligne (Arjel) pour se lancer immédiatement. On y retrouve des acteurs des paris sportifs et hippiques (le PMU, EurosportBET, Betclic, Bwin), mais aussi des «pures players» du poker en ligne (PokerStars, Winamax), et un groupe de casinos, le groupe Partouche. L’américain Full Tilt, qui opère en France, apparaît comme le grand absent. Mais la liste n’est pas close. D’autres candidats sont dans les starting-blocks, à commencer par les casinotiers français: le groupe Lucien Barrière (associé à La Française des jeux), Joa Groupe et le groupe Tranchant. Ce dernier présentera un dossier à l’Arjel dans une dizaine de jours. «Nous nous lancerons vraisemblablement en juillet dès que nous aurons l’autorisation», confie Georges Tranchant, le président du Groupe.

Tournois dans des casinos

Près d’un million de Français joueraient déjà au poker en ligne, sur des sites non homologués. Le marché représente ainsi déjà 200 à 300 millions de chiffre d’affaires. Avec l’ouverture du marché, les règles vont changer: les mises seront taxées à hauteur de 2%, les sites «illégaux» entreront dans le collimateur de l’Arjel, et les cartes seront redistribuées.

Pour les joueurs, la loi les obligera à jouer entre Français, ce qui pourrait en inciter à aller sur des sites non agréés afin de se mesurer à des pointures internationales. Pour les sites de poker, la partie s’annonce serrée car tous veulent être dans les premiers. Winamax, le site de Patrick Bruel et Marc Simoncini, veut être numéro un. Mais PokerStars, leader mondial, tient à la place de leader en France. «Notre objectif est d’être le plus gros opérateur de poker en ligne en France et de proposer le plus grand nombre de tournois et de tables sur Internet à la clientèle française», déclare Alexandre Balkany, président de PokerStars France. Il y aura fatalement des perdants et des rapprochements, sachant que les professionnels eux-mêmes ne voient à terme que 3 à 5 gros sites de poker. Au niveau international, dix opérateurs se partagent 80% du marché.

Attirer le plus grand nombre de joueurs en organisant des tournois sur son site et dans des salles de jeux fera toute la différence. PokerStars, qui est le plus gros sponsor au monde de tournois dans des casinos, s’apprête à lancer en septembre une nouvelle compétition, les France Poker Series, avec les casinos Partouche et le cercle Haussmann. «Avec Everest Poker et Betclic Poker, nous aurons la plus grande communauté de joueurs en France», assure de son côté Nicolas Béraud, directeur général de Mangas Gaming, propriétaire des deux sites. Forts du soutien de leur actionnaire, la Société des bains de mer de Monaco, Betclic et Everest Poker organiseront des tournois à Monte-Carlo dès la fin de l’année. «Nous sommes les seuls à maîtriser toute la chaîne du poker, des émissions de télévision aux tournois dans les casinos, se félicite pour sa part Patrick Partouche, le président du groupe Partouche. Notre groupe a créé l’essor du poker en France. Le Partouche Poker Tour, c’est 25.000 joueurs sur une saison et un prize pool de 3,5 millions d’euros. Je ne suis pas inquiet, à condition que l’État combatte les sites illégaux.»

Les sourds ont eux aussi le droit d’écouter de la musique, certes ils le feront avec des sensations différentes, mais chaque musique produit des vibrations différentes et il est évidemment possible de les retransmettre à un sourd ou un malentendant.

Ce col qui aujourd’hui n’est qu’un concept pourrait donc transmettre différentes vibrations à la personne qui le porterait, une nouvelle façon d’écouter la musique et surtout la percevoir.

Un nouveau moyen aussi pour les sourds ou malentendants de rentrer dans un monde musical.

Un concept que nous propose le designer Frederik Podzuweit.

Laila Ben Daoud

SixCoups MC est un artiste aux multiples talents. Surnommé la voix du 9.4, il vient gifler le rap français avec son nouvel album au titre explicite ‘Un Pied Dans La Lumière’. Pour le casting on retrouve son groupe Rapeur D 1stinct, Rim K, Sinik, Seth Gueko, TLF, Tunisiano, Mokobé, Zesau, Alain 2 L’Ombre…

SixCoups MC est un artiste Originaire de Vitry sur seine (94) tout comme ROHFF et 113, SIXCOUPS MC se lance dans le rap en 1997 avec son groupe RAPEUR D’1STINCT.

Il est remarqué lors des premières parties de ROHFF et du 113 et va suivre les traces de tous ces prédécesseurs en multipliant les freestyles, les concerts et les mixtapes.

Dès l’adolescence SIXCOUPS MC maitrise l’art de la rime et possède une bonne connaissance d’une hip hop français et US, il va continuer ses études jusqu’en BTS mais va continuer la musique – sa passion -, même si il est sollicité par de très nombreux projets, il les accepte toujours ce qui lui permet aujourd’hui d’avoir une énorme discographie et surtout une popularité nationale.

Il fait de nombreuses scènes à travers la France et se fait remarqué à chaque prestation, Il a notamment rappé aux cotés de CLARA MORGANE, AMERIE, BIG ALI, DRY, RIM K, ROHFF, OGB, KARLITO, SNIPER, SEFYU, SETH GUEKO, ALPHA 5.20, ALIBI MONTANA, IKBAL, AL K POTE, ZESAU, SINIK, OL KAINRY…

En 2007 sort dans les bacs sont premier projet solo, un album intitulé « A Prendre où à Laisser » avec des invités prestigieux comme son groupe RAPEUR D 1STINCT, SNIPER, SEFYU, SETH GUEKO, ALPHA 5.20, ce projet c’est écoulé à plus de 2000 exemplaires et aura bien marqué les esprit en entrant dans le top albums sans promo et un clip classé n°1 au top clip sur les meilleurs sites de rap français.
En 2008 c’est « Mieux Servi Que Par Moi-Même » un autre projet solo, lui aussi connaît le succès puisque il entyre au top album, c’est cet album qui aura permi de le découvrir, sincère et authentique !

En 2010 c’est donc un nouvel album qui débarque, le 10 mais 2010 !

En attendant, je vous propose de découvrir un extrait de cet album à travers ce clip:

BRÛLE LA PISTE, SIXCOUPS MC FEAT MOKOBE (113)

17 titres à découvrir dès à présent en démo (via son site officiel) ou dès la sortie de l’album.

  • 1 – Six Coups Mc
  • 2 – Un Pied Dans La Lumière
  • 3 -Titulaire Indiscutable feat. Rim K du 113
  • 4 – 94 Juillet
  • 5 – Je Chante
  • 6 – Saw
  • 7 – Tout L’mal Qu’on Nous Souhaite feat. Sinik et Seth Gueko
  • 8 – Amour et Points de Suture
  • 9 – T’es Pas Ma Femme
  • 10 – Nouveau Missile feat. Rapeur d’1stinct
  • 11 – Sans Oignon
  • 12 – La minute Comedy Club feat.Youssoupha Diaby
  • 13 – Brûle La Piste feat. Mokobé du 113
  • 14 – T’aurais dû M’Signer
  • 15 – Définition de Ma Dalle feat.TLF et Tunisiano
  • 16 – Président
  • 17 – VTT feat. Vitry Ter Ter

Retrouvez plus de musique sur leur site officiel

On en reparle très bientôt!

Laila Ben Daoud

Si l’on est chômeur, mieux vaut l’être à Levallois. La ville compte de nombreuses structures favorisant le retour à l’emploi. Analyse d’un dispositif bien rôdé.

” Je me suis installée ici il y a 3 semaines et j’ai déjà reçu plusieurs offres d’emploi correspondant à mes recherches” confie Axelle, 22 ans, à la sortie de l’ANPE de Levallois. La jeune femme originaire du Nord-Pas de Calais et spécialisée dans la petite enfance ne semble pas inquiète pour son avenir dans sa nouvelle ville. ” Dans le Nord, il y avait peu de débouchés professionnels pour mon compagnon et moi, alors quand il a trouvé un poste à Levallois, la question ne s’est pas posée longtemps, on a déménagé ! “ La nouvelle Levalloisienne ne cache pas son enthousiasme malgré l’atmosphère de crise qui plane depuis quelques mois sur le marché du travail. La ville de Levallois serait-elle épargnée par le marasme économique qui agite aujourd’hui la France ?

” Un solide réseau de recrutement “

Selon la directrice de l’ANPE de Levallois, Christine Guichard-Jourdan, il est encore difficile de saisir les conséquances immédiates de la crise sur les emplois dans les Hauts-de-Seine, et encore plus à l’échelle de la ville. Les partenariats avec les entreprises ont certes ralenti depuis le mois de septembre, mais la commune reste un pôle d’emploi très attractif, en particulier dans le secteur tertiaire. ” Evidemment le chômage existe à Levallois, etle rôle d’un service public comme l’Agence Nationale Pour l’Emploi est de servir tout le monde, quel que soit le contexte économique. La crise aura sans doute des effets sur l’emploi, mais la ville bénéficie d’un solide réseaude recrutement. “ En effet, mise à part l’ANPE, il existe de nombreux organismes d’embauche vers lesquels les demandeurs d’emploi peuvent se tourner, à commencer par le bureau Levallois Emploi. Mis en place par la municipalité en 1996 pour aider les chômeurs dans leur réinsertion professionnelle, le service a vu sa fréquentation sensiblement augmenter depuis le début de la crise. Basée au Centre Clément Bayard, Levallois Emploi met en relation les personnes à la recherche d’un travail avec les entreprises locales, après sélection des meilleurs profils. Plus qu’un simple relais de recrutement, cette structure accompagne les chômeurs dans leurs démarches, de la rédaction du CV à la préparation de l’entretien d’embauche, et travaille en collaboration étroite avec l’ANPE.

Pôle Emploi

Les emplois qualifiés privilégiés

Cependant, si les postes de cadre sont très vite pourvus à Levallois, les offres d’emplois de moindres qualifications ( employés, techniciens, ouvriers ) ont souvent du mal à trouver preneur. ” Parmi les catégories socioprofessionnelles les plus recherchées par les employeurs de la commune, ce sont les personnels de la distribution et de la vente qui sont les plus demandés, rapporte la directrice de l’agence pour l’emploi. Viennentensuite les personnels de service à la personne et des services administratifs et commerciaux. “ Consciente de cette pénurie, l’association ARDEUR (Association pour la Recherche et la Distribution d’Emplois Utilitaires et Rémunérés) propose aux particuliers, comme aux entreprises, le service de travailleurs sans emploi, pour des missions aussi variées que le bricolage, le ménage, le secrétariat ou l’accompagnement. Ces travaux permettent à ceux qui s’en chargent de garder un minimum d’activité en attendant de trouver un emploi à plein temps. Trois agences d’intérim spécialisées dans le tertiaire complètent ce réseau en fournissant le personnel commercial, administratif et de gestion aux entreprises de la région. Les jeunes ne sont pas non plus en reste, puisque le Bureau Information Jeunesse (BIJ), et la Mission Locale leurs permettent de mener à bien leurs projets professionnels.  Dans les mêmes locaux que le service Levallois Emploi, des conseillers orientent, informent et proposent des formations en alternance aux jeunes de 16 à 25 ans, formations qui aboutissent, dans plus de 60% des cas, à une embauche. Avec la crise économique qui frappe de plus en plus durement les emplois en France, la toile tissée par tous ces organismes semble aujourd’hui décisive dans la lutte contre le chômage. A défaut d’éviter la crise, Levallois semble s’être dotée d’un véritable paravent qui pourrait limiter ses répercussions à courts termes. Mais si la ville semble apte à redonner du travail à ses habitants, saura-t-elle préserver les emplois déjà existants ?

Laïla Ben Daoud

Réacteur nucléaire de Flamanville (Seine-Maritime) en construction

Réacteur nucléaire de Flamanville (Seine-Maritime) en construction

Le chef de l’Etat a confirmé hier la construction d’une seconde centrale EPR à Penly. Le projet devrait permettre à la France d’exporter de l’électricité, mais les écologistes tirent la sonnette d’alarme.

“Je viens de décider avec le premier ministre un nouvel EPR, parce-que la France qui n’a pas une goutte de gaz, une goutte de pétrole, va pouvoir exporter de l’électricité.” Le ton est péremptoire et ne laisse pas place au doute. L’annonce du Président de la République à la conférence de presse jeudi soir n’a surpris personne et en a réjoui beaucoup. Acteurs politiques, économiques et sociaux ont salué ce geste censé relancer l’industrie nucléaire française: Areva, EDF, et même GDF, désigné comme associé minoritaire du projet. Beaucoup mais pas tous. Les associations écologistes, soutenues par les Verts, ont dénoncé une contradiction flagrante avec les engagements pris lors du Grenelle de l’Environnement. En visite hier à Flamanville, où la première centrale de troisième génération est encore en construction, Nicolas sarkozy devait rencontrer les organisations syndicales et les salariés. Le chantier, commencé en décembre 2007 pour une mise en service prévue pour 2012, fait pourtant polémique au sein de la communauté écologiste. ” Alors que le Président de la République veut doter la France d’un deuxième EPR, il est bon de rappeler certains chiffres qu’Areva, EDF et lui-même feignent d’oublier ” déclare Yannick Rousselet, de Greenpeace France. ” Tous prétendent que l’EPR va produire moins de déchets, mais personne ne précise qu’ils seront plus radioactifs et sept fois plus dangereux que ceux générés par les réacteurs classiques. Ils vont également constituer un casse-tête insurmontable et très onéreux pour l’industrie, qui échoue déjà à gérer les déchets nucléaires classiques.”

Enterrer les problèmes

Alors que des pays comme l’Allemagne et les Etats-unis remplacent peu à peu leur parc nucléaire par des souces d’énergie renouvelable, la politique énergétique inquiète: ” Les milliards d’euros prévus pour la construction d’un nouvel EPR seraient autrement plus intelligemment dépensés s’ils l’étaient dans les domaines des économies d’énergie et des énergies renouvelables, créateurs de 11 à 15 fois plus d’emplois, pérennes et non délocalisables “ s’insurge une représentante de l’association Sortir Du Nucléaire.

Une autre vision de la solidarité

Le stockage sur le sol français de déchets nucléaires étrangers étant interdit depuis la loi Bataille de 1991, l’ensemble des résidus issus des opérations antérieures de l’usine Areva (Cogema) de la Hague doit retourner vers les pays concernés. Le retour des déchets a aujourd’hui commencé, mais la France n’enverra sans doute pas les nouveaux déchets produits aux pays clients une fois l’énergie livrée. Cependant, tout n’est pas perdu, du moins pour nos voisins européens qui, à défaut de polluer chez eux, pourront payer la France pour le faire chez elle.

Laïla Ben Daoud

- L’industrie nucléaire en France s’est mise en place dans les années 1950 et 1960 avec la construction de dix réacteurs.

- En 2008, la France compte 19 centrales nucléaires en exploitation pour un total de 58 réacteurs nucléaires de puissance.

- Le nucléaire couvre, en 2004, 79 % de la production française d’électricité, et 18,4 % de la consommation finale totale d’énergie en France.

- Le 22 novembre 2008, l’Andra ( l’Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs) a publié ” l’inventaire national des déchets radioactifs et des matières valorisables ” . En 2002, la France a traité 1639 m³ de déchets à haute activité, en 2020, l’Andra prévoit qu’elle devra en gérer 3621 m³.

Valérie Pécresse face aux grèves des Universités.

Valérie Pécresse face aux grèves des Universités.

Journée de grève et de manifestations dans les universités. Les enseignants chercheurs répètent partout en france avant la mobilisation nationale du mardi 10 février.

Le bras de fer se durcit entre les enseignants chercheurs et la ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche. Hier à Strasbourg pour inaugurer la nouvelle plus grande université de France, Valérie Pécresse a été accueillie par 1600 manifestants selon la police, 2000 selon les organisateurs. Venus protester contre le décret sur leur statut (voir article du 3/02), la supression de 900 postes et la réforme de la formation des enseignants du primaire et du secondaire, les enseignants chercheurs se sont réunis au Palais de l’Université de strasbourg (UDS) alors que la ministre dévoilait une plaque consacrant la nouvelle faculté.

La méthode Coué

Une viongtaine de manifestations était prévue hier sur l’ensemble du territoire. A Paris, le mouvement s’est amplifié. Les étudiants des universités Paris VI et VII, emmenés par leur pricipal syndicat, l’Unef, ont décidé de rejoindre leurs enseignants pour cette quatrième journée de grève. Un cortège parti de Jussieu devait défiler à partir de 14h30 jusqu’au ministère de l’Enseignement Supérieur dans le Ve arrondissement parisien. Etienne, jeune chercheur en physique des solides et enseignant à l’Université René Descartes préparait une banderole où l’on pouvait lire: “SOS Valérie en détresse”. Le jeune homme déplore le refus de la ministre d’ouvrir le dialogue avec les syndicats. Dans une interview accordée au Point mercredi, la ministre réitérait sa détermination: ” Le retrait serait un recul considérable pour tous les (enseignants) chercheurs.” Le ton est donné. La réforme paraît inéluctable pour la ministre, mais son infléxibilité irrite la communauté universitaire déjà malmenée par une politique qui durcit l’accès au financement pour les centres de recherche.

” Aujourd’hui, beaucoup de projets sont menacés d’un arrêt pur et simple car les chercheurs n’ont pu justifier le but de leurs recherches. Dans des domaines souvent abstraits comme la physique fondamentale, qui nécessitent de lourds budgets, cela est inacceptable” explique le jeune chercheur. ” Ce n’est pas juste un statut que je veux défendre. C’est une recherche et un enseignement cohérents avec les valeurs de la République. Notre indépendance est menacée et le gouvernement veut instaurer une concurrence malsaine entre les chercheurs, ce qui altèrerait l’enseignement que nous dispensons.”

En écoutant les chercheurs rassemblés devant le campus de Jussieu, on remarque que le sentiment de ne pas être écouté est partagé. ” Ce que nous craignons, c’est un mouvement long et pénible qui pénaliserait enseignants et étudiants, et que le dialogue soit rompu avec le ministère. Pour l’instant, il ne veut pas nous entendre, et c’est dans la rue que nous devons l’interpeller ” déplore ainsi Etienne. Les universitaires semblent prêts à battre le pavé encore longtemps pour faire tomber le mur Pécresse.

Laïla Ben Daoud

Rendre l’université plus attractive :

90 000 étudiants sortent chaque année du système de formation sans diplôme. Objectif :  conduire 50 % des jeunes vers un diplôme de l’enseignement supérieur et donner aux jeunes des formations qualifiantes qui leur assurent un avenir professionnel.

Rendre la recherche universitaires visible à l’échelle internationale :

Les universités françaises stagnent au plus bas dans les classements internationaux des meilleurs établissements. Objectif : donner plus de visibilité aux universités et à leurs centres de recherche.

La France perd ses skis

Jean-Baptiste Grange, leader de la Coupe du Monde de slalom.

Jean-Baptiste Grange, leader de la Coupe du Monde de slalom.

Alors que les Championnats du monde de ski ont débuté hier à Val-d’Isère, l’industrie du ski en France affronte une crise majeure que l’excellente saison 2008/2009 n’a fait que retarder. Autopsie d’un secteur en pleine restructuration.

” Les pistes sont blanches, les stations noires de monde, mais on s’attend à des prévisions dans le rouge pour l’année à venir. ” Le bilan d’Alice, chef du rayon ski d’un célèbre magasin de sport à Paris, ne laisse que peu de placeà l’optimisme. Malgré des ventes d’équipements en hausse, dopées par le très bon niveau d’activité des stations, le secteur reste donc fragile. Pour rappel, les ventes de paires de skis ont diminué de moitié en seulement 10 ans (de 6 à 7 millions à 3,5 millions), et les deux dernières saisons de ski, “bonnes” selon Hervé Novelli, secrétaire d’Etat chargé du Commerce, du tourisme et des services, n’ont pas suffi à relancer un secteur qui connaît aujourd’hui de graves mutations.

La piste asiatique

L’avalanche de la crise économique n’a pas épargné les fabricants de skis français. La célèbre marque de sport d’hiver, Rossignol, a mis, hier, 700 salariés des usines de Nevers et Sallanches, en France, d’Artès, en Espagne et de Montebelluna, en Italie, au chômage technique. Ce nouveau coup dur, qui devrait durer deux mois, intervient quelques semaines après l’annonce par le groupe Salomon de l’arrêt de sa production en France.

Si le site de Sallanches venait à fermer définitivement, ce serait donc la fin pour la production de skis en France, car aujourd’hui, la plupart des produits de ces marques mythiques ne sont plus fabriqués sur le sol français, mais en Espagne ou en Chine. Frappés par la mondialisation et le recul du marché, les deux groupes ne cachent plus leur volonté de délocaliser davantage leur production en Asie pour réduire des coûts de productions encore peu compétitifs.

” Les prix n’ont pas baissé “

Cependant, les répercussions aux caisses des magasins de sport risquent de se faire attendre. Le ski reste un sport cher pour la plupart des Français. La jeune responsable parisienne explique: ” Les prix n’ont pas baissé cette année, comme la saison dernière, mais beaucoup de promotions sont proposées, parfois bien avant les fêtes, pour permettre aux skieurs de prendre les pistes le plus tôt possible. De 10% à 30% de remise, plusieurs semaines avant le début des soldes. Aujourd’hui les clients attendent les bonnes affaires.”

Conscients de cette tendance, les voyagistes ont cassé les prix des séjours au sport d’hiver cette année, et nombreux sont ceux qui se tournent vers les enseignes low-cost pour louer leur équipement. Les sites web de location ou de vente d’occasion se sont multipliés ces dernières années, profitant d’un engouement non démenti pour la vente sur internet.

La pente s’annonce donc raide pour l’industrie du ski dans l’hexagone, mais le savoir-faire français reste une force incontestable dans un secteur en perpétuel renouvellement.

Laïla Ben Daoud

JussieuLes syndicats d’enseignants chercheurs et d’étudiants se sont réunis aujourd’hui dans les universités pour décider de la poursuite de leur mouvement et d’une éventuelle grève illimitée des administrations.

” Mieux vaut une bonne grève que de mauvaises négociations.” Voilà ce qu’on pouvait lire hier sur le tableau de l’un des amphithéâtres de l’université Pierre et Marie Curie. A l’issue d’une assemblée générale à rebondissements, la grève illimitée de l’administration a donc été votée massivement dans le campus parisien.

Il est 12h30 à Jussieu lorsque l’assemblée commence dans une salle bondée de l’université Paris VI. “Les cours n’ont pas été perturbés ce matin” confie l’un des enseignants venus assister à la réunion organisée en hâte après la manifestation de jeudi 29 janvier. ” Mais des collègues ont déjà commencé à protester en ne rendant pas les copies d’examen “. Les revendications se succèdent parmi les enseignants chercheurs venus défendre leur statut, remis en cause par un nouveau décret sur la modulation de leurs heures de travail. Catherine Senior, chargée de recherche au CNRS et enseignante en chimie à l’université explique: ” Les enseignants chercheurs sont évalués sur la qualité de leurs recherches. Les meilleurs d’entre eux feront loins d’enseignement et les moins bons seront condamnés à les remplacer en consacrant plus de temps aux cours. Ce qu’il faudrait, c’est plus d’enseignants pour subvenir aux besoins des élèves, et pas de cours-sanctions pour les chercheurs déjà en grande difficulté du fait du manque de moyens. Si la réforme passe, les étudiants seront les premiers à en pâtir.”

Les représentants de FO et de l’Unef, principal syndicat étudiant, inscrivent les revendications énumérées par leurs collègues en rang serrés dans la salle surchauffée de l’université: retrait du décret enseignant chercheur et conservation de l’année de stage rémunérée pour les jeunes enseignants, refus des suppressions de postes, meilleure répartition des moyens entre les universités, arrêt immédiat des évaluations d’enseignants et du démentèlement du CNRS, la liste est longue. Chaque point est voté par les 400 personnes présentes à l’assemblée. Les premières questions sont vite traitées, beaucoup font l’unanimité, mais bientôt le débat prend une nouvelle tournure. La LRU, loi relative aux libertés et responsabilités des universités, est au coeur du débat, et les étudiants, restés jusque-là en retrait, commencent à dénoncer cette loi d’autonomie déjà en marche dans la plupart des campus de France. Les appels à l’unité entre professeurs et étudiants se multiplient et une assemblée de coordination du mouvement réunissant 75 universités est prévue à 14h à la Sorbonne. Cependant, la solidarité entre universités est d’ores et déjà en péril puisque les directions de plusieurs d’entre elles, celle de Paris VI inclus, ont déjà signé le texte de la réforme proposée par valérie Pécresse, ministre de la recherche et de l’enseignement supérieur. Certains dénoncent une attitude “sarkozyste” de la direction mais aucun représentant de l’administration n’est présent pour répondre.  La grève est finalement votée à 371 voix contre 8. Les hostilités ne font que commencer.

Laïla Ben Daoud

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