Centre Clément Bayard, ambiance studiause dans les locaux municipaux. Rencontre avec Karim Ghanem, responsable de la Mission Locale de Levallois.
- En quoi consiste votre travail avec les jeunes ?
Ma mission est d’accompagner les jeunes de 16 à 25 ans, sortis du système scolaire depuis plus d’un an, dans leur insertion professionnelle. En les orientant vers des formations diplômantes (CAP, BEP, BTS…) ou qualifiantes, nos conseillers et moi leur permettons de mener à bien un projet professionnel adapté et porteur de débouchés. Mon rôle est aussi de démarcher des entreprises susceptibles d’embaucher les jeunes que nous conseillons.
- Quelles sont les formations les plus demandées par les jeunes qui vous sollicitent ? La crise a-t-elle modifié leurs attentes ?
Ceux qui viennent à la Mission Locale ont souvent un faible niveau de qualification et sont en demande de formations professionnelles courtes. Les formations dans l’informatique, le médical et les services à la personne connaissent le plus de succès. En revanche, le BTP et les métiers de la bouche ( boucher, boulanger, pâtissier…) n’intéressent que modérément les jeunes que nous recevons. Levallois est une ville encore épargnée par la crise, il faudra du temps avant que ses répercussions soient palpables.
- La ville de Levallois est souvent citée en exemple en matière d’emploi. Pourquoi ?
La municipalité a fait beaucoup pour lutter contre le chômage depuis 1996, date de création de Levallois Emploi? C’est une ville d’un certain standing qui attire beaucoup d’entrepreneurs. Cependant, il reste des terrains que la ville doit améliorer, en particulier celui de l’immobilier. La ville, qui accueille chaque année une main-d’oeuvre nouvelle, manque cruellement d’hébergements accessibles aux jeunes. Ces derniers ne disposent que d’un seul foyer pour jeunes travailleurs, plein toute l’année. Les foyers les plus modestes sont d’office exclus du parc immobilier levalloisien du fait des loyers trop élevés, et bon nombre de personnes travaillant à Levallois renoncent à y élire domicile.
Laïla Ben Daoud
